Les Bijoux au fil de l'Histoire

D'aussi loin que l'Homme est Homme, il a toujours cherché à embellir son apparence, notamment par l'utilisation d'ornements corporels ou autrement dit de "bijoux" ! C'est dire si la création et l'utilisation de bijoux est une caractéristique profondément humaine !

Je vous embarque donc aujourd'hui dans la palpitante histoire du bijou à travers le temps...


1) La Préhistoire


L'usage d'ornements corporels remonte à des temps très anciens, datés des premiers graphismes et documentés en Israël et en Algérie dès le Paléolithique il y a 100 000 à 135 000 ans ! Les bijoux identifiés les plus anciens datent eux, d'il y a 75 000 ans et sont des coquillages percés, trouvés en Afrique du Sud. Selon les études d'Yvette Taborin, il existait à cette époque en Europe 2 types de bijoux ;

- ceux issus de la collecte : bijoux à base surtout de coquillages percés ou dents d'animaux avec simplement ajout de système de suspension.

- et ceux inventés : bijoux réalisés par modification totale ou partielle du matériau d'origine. Ces derniers étaient majoritairement réalisés à partir d'os, de bois, d'ivoire ou encore de bois de cervidés.

Au Néolithique, la perle se développe, façonnée dans divers matériaux tels que le coquillage et l'os et assemblée dans une multitude de formes !


2) L'Antiquité

Une première révolution a lieu avec l'apparition du métal et en particulier avec la découverte de l'or, qui voit se développer les techniques d'orfèvrerie comme le filigrane, la granulation, l'emboutissage... La bijouterie évolue et se développe tout autour du bassin méditerranéen, avec l'installation des bijoutiers dans des comptoirs d'échanges, afin de trouver de nouveaux clients. Ils emportent avec eux lors de leur voyages, leur savoir-faire et techniques, qu'ils font évoluer d'après les attentes de leur clients.

En Europe les Celtes sont les premiers reconnus pour la qualité de leurs bijoux et les Scythes inventent la technique de la fonte à cire perdue.

Sur le continent américain, les peuples précolombiens, se distinguent avec leur goût pour l'or, tandis qu'en Afrique la bijouterie est déjà un art.


3) Du Moyen-Age à nos jours


Le Moyen-Age connaît une pénurie d'or en Europe, ce qui conduit au perfectionnement des techniques de dorure. Cette période est particulièrement riche du point de vue du travail de l'or et de l'émail et les bijoux sont riches de motifs, de pierres et de perles.

A la Renaissance, très fortement influencée par l'art antique Grec et Romain, une résurgence de certaines techniques apparaissent telles que la glyptique et les camées.

En France, la mode des bijoux est restée relativement immuable pendant de nombreux siècles et réservée à un usage codifié ; les parures étaient ornées de pierres soigneusement choisies en fonction du rang et de qui devait les porter. C'est la révolution industrielle qui va permettre la production en série et ainsi contribuer à la démocratisation des bijoux ! Autre tournant au XXme siècle, on donne l'or aux gouvernements pour effort de guerre. Des bijoux plus simples sont alors fabriqués dans des métaux moins précieux tels que le fer, le cuivre ou l'aluminium, c'est la naissance du bijou fantaisie !

Après la guerre, le niveau de vie s'améliore doucement avec le plein emploi et l'augmentation des salaires ; le bijou reprend sa place dans la vie quotidienne !

Depuis les années 1950, on peut distinguer trois grands secteurs dans la bijouterie :

- la joaillerie, qui fabrique des pièces uniques ou en série limitée en utilisant des pierres précieuses ou fines et autres matériaux prestigieux

- la bijouterie fantaisie, qui produit des pièces en grande ou petite série dans des matériaux non nobles et/ou innovants comme le plastique...

- et la bijouterie artisanale, qui fabrique des pièces uniques, personnalisées, ou en série très limitée avec des matériaux nobles et moins nobles. Ce dernier secteur s'inscrit davantage dans une dimension culturelle et artistique, qui sort du cadre traditionnel de la bijouterie en laissant la place à de nouveaux codes de création et des nouveaux matériaux, ouvrant ainsi la bijouterie à d'autres corps de métier ! C'est vraiment dans ce secteur que l'on peut classer mon travail, utilisant des matériaux nobles (or, argent, cristal, pierres fines...) et des matériaux moins nobles ( ciment, matériels récupérés, végétaux...), tout en me laissant guider par mon imagination et sans pour autant suivre les codes traditionnels de la bijouterie pour mes créations !




Nous sommes aujourd'hui à une période inégalée en termes de variété de style, de matériaux et de prix en bijouterie ! La richesse du choix peut donner le tournis, mais c'est tant mieux et l'on peut penser que cette diversité ne va aller qu'en augmentant !

En espérant que cet article vous a intéressé, créativement vôtre ;


Laure

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